Dying Fetus – Wrong One To Fuck With

PAS CONTENT!
PAS CONTENT!
PAS CONTENT!
Voila comment résumer Wrong One to Fuck With, dernière offrande de Dying Fetus.


Il est de notoriété publique que John Gallagher et ses petits potes sont du genre à péter des rotules et à poser les questions après. Wrong One To Fuck With en est la parfaite illustration.

Dans la droite ligne du reste de la discographie du groupe, l’album est une arme de destruction massive basée sur une recette éprouvée: un growl surpuissant qui file les miquettes, des riffs qui rendraient jaloux n’importe quel amateur de Prog’ tellement il y a de notes à la seconde et bien entendu des moshparts qui ne serviront qu’à éliminer les plus faibles en live.

Chaque titre est un chef d’oeuvre d’orfèvrerie Death Metallique. Le père Gallagher vomit ses paroles tout en envoyant des plans venus d’ailleurs. Le groupe prend même un malin plaisir à nous mettre sur de fausses pistes – genre « hey les gars on tente un truc nouveau » pour mieux nous en mettre une à la base du crâne l’air de rien (Ideological Subjugation). Tout au long des 11 titres, Dying Fetus se charge de vous en mettre plein les dents. Et avec consistance, SVP. Rarement on descend sous les 5 minutes et quand c’est le cas comme sur la chanson titre, c’est pour mieux se faire attraper par le col avec un mid tempo faussement amical. Bref le sujet est parfaitement maîtrisé vous l’aurez compris.

Wrong One To Fuck With, aussi bon soit-il, n’en reste pas moins un album de Dying Fetus et qui dit Dying Fetus en version studio dit aussi épuisement. Pour moi ce groupe fait parti de ceux qu’il vaut mieux voir en live pour pleinement apprécier ce qu’il a à offrir car sur album, trop de puissance destructrice finit annihiler la puissance destructrice. On ressort de l’écoute lessivée et sans trop avoir envie d’en redemander alors que sur scène c’est tout l’inverse.
Bref les mecs sont en mode « fuck everything » et déboîtent tout, y’a que ça qui compte au final.