Cyhra – Letters To Myself

Houlalalalala! Attention, 2 anciens d’In Flames (quand c’était encore correct) montent un groupe ensemble et débauche 2 types aux CVs qui tiennent eux aussi la route! Quest-ce que ça va donner?

Car oui sur le papier, ce nouveau supergroupe qui rassemble Jesper Strömblad (ex-In Flames, Dimension Zero) aux guitares, Jake E (ex-Amaranthe) au chant, Alex Landenburg (Mekong Delta, Luca Turilli’s Rhapsody,) à la batterie et Peter Iwers (ex-In Flames) à la basse a de la gueule.
Mais, car il y a forcément un « mais » tout n’est pas rose. Déjà avec un ex-Amaranthe, on se dit qu’il y a peut-être un loup. Ensuite on ajoute un mec de Rhapsody, là ça commence à sentir un peu fort mais on se lance quand même malgré les à priori.

Et là, c’est le drame.

On se rend compte du piège qui se referme sur nous. Ha ça, Jesper avait beau de jeu de tailler des croupières à ses anciens camarades de jeu en disant qu’ils faisaient de la soupe. Tout ça pour quoi? POUR FAIRE DU SONIC SYNDICATE! En mieux quand même, soyons honnête.
Cyhra propose donc un Metal ultra catchy, efficace, superbement produit et tout ça sans tomber dans le putassier comme ont pu le faire Sonic Syndicate ou In Flames récemment. La patte de l’ami Jesper est aisément et immédiatement identifiable dans les compos , les riffs notamment (Karma en est un prototype). Ceux qui s’attendent au retour du grand Jesper avec des relents d’In Flames à l’ancienne peuvent passer leur chemin car le disque est taillé pour faire un carton sur les radios des facs US. On retrouve quand même quelques envolées pas dégueu comme le solo de Black Wings. Concernant le reste du groupe: je trouve la voix du sieur E à la fois cliché et générique mais bordel que le mec assure. On sent le métier. Côté batterie bon… ben… pas de quoi s’en relever la nuit. La déception vient en fait de monsieur Iwers, lui qui était si présent dans le mix d’In Flames avec sa basse vrombissante, rentre ici dans le rang. Nous dirons que c’est le style du groupe qui veut ça. Vous ajoutez des claviers et divers arrangements qui font ce qu’ils ont à faire pour parfaire le tout et vous obtenez au choix une balade cul cul comme Inside A Lullaby ou bien un truc plutôt pas mal comme la sus citée Black Wings.

Vu le registre, si ça ne vend pas des camions je ne comprends pas. Reste à voir le groupe passer l’épreuve de la scène mais vu le casting, nulle doute que ça va assurer.
Tout ça pour dire que c’est un superbe produit, que si comme moi vous un poil exigeant (euphémisme) mais que vous avez des moments de faiblesses: le skeud fera le taff en voiture car agréable et léger. Pour du Metal pointu qui casse des fions, revenez plus tard.

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