Carnal Forge – Gun To Mouth Salvation

Les enfants s’il vous plaît! J’aimerai votre attention!
Bien.
Combien parmi vous se souvienne de Carnal Forge? Allez-y levez la main.
Ok c’est bien ce que je pensais.

Pour ceux du fond qui roupillent, Carnal Forge est un groupe de Thrash suédois en activité depuis fort fort longtemps et dont j’avais découvert l’existence par hasard en 2001 au détour d’un album intitulé Please Die… Disque ui débutait sur un cri venu d’ailleurs avant qu’un riff n’arrive et que ça parte à 300 à l’heure. Tout un programme.

Et ce qui m’avait « frappé » à l’époque c’était que ça envoyait des parpaings. Tout le temps. Zéro temps mort. Du début à la fin ça tartinait à tel point que si on parvenait au bout des 37 minutes de l’album, on était rincé. Bref tout ça pour dire que je suis tombé sur le dernier album par hasard et que par curiosité, je me suis demandé ce qui pouvait avoir changé 18 ans après, hormis le line-up. Réponse: pas grand chose.
Ca va vite et ils ne sont pas contents – voire la très « The Haunted » Aftermath. MAIS, ils ont quand même mis un peu d’eau dans leur vin. Bien que toujours très compacts, les morceaux respirent un peu plus grâce à l’apport de plans un peu plus mélodiques (on est quand même à des années lumières d’un Soilwork par exemple) et de nombreux breaks. Ces derniers ont souvent pour but de redonner un second souffle au morceau ou bien à peser sur l’ambiance. Seulement ça tombe souvent à plat soit en cassant la dynamique du titre soit l’ambiance instaurée est mi-figue mi-raisin. Il y a néanmoins quelques morceaux sympathiques qui se dégagent de tout ça grâce des idées pas dégueux comme Bound In Flames avec son petit riff et son chant clair en choeur.
Le hic c’est qu’une fois passé la moitié du disque, on tombe dans la redite et la baisse de qualité est palpable. Ca tabasse pour tabasser et à l’instar des récentes sorties d’At The Gates, ça tourne à vide.

Moralité, en 2001 comme en 2019, Carnal Forge c’est le défouloir. Ca fait marrer le temps de quelques morceaux et on garde ça dans un coin en plaisir coupable tout en un gardant un oeil dessus pour voir ce que dit l’album suivant.