Bloodbath – The Arrow of Satan Is Drawn

Nous sommes le 1er novembre, il pleut, The Arrow of Satan Is Drawn est sorti depuis une semaine et je trouve ENFIN mon exemplaire dans ma boîte à lettres. Merci la Poste.

Je mets le précieux dans le lecteur (oui je suis un mec à l’ancienne), Fleischmann se lance, je regarde ma chère et tendre en roulant des yeux ahuris. « Putain c’est quoi ce son d’enculeurs de maman? » « Ouais c’est gras ».

Depuis le début, Bloodbath se fait un devoir d’user et d’abuser de la pédale HM-2 qui fait la spécificité sonore du Death suédois « classique » mais jamais – à ma connaissance – personne n’avait pousser le mode tronçonneuse aussi loin. La prod’ est absolument dantesque. Le son aussi massif que tranchant, gras, saturé, c’est même presque trop tellement ça envoie. Si j’étais mauvaise langue, j’oserai dire que Bloodbath a quelque chose à cacher pour proposer un son aussi fou. Mais en fait non. Ils ont simplement décidé d’être extrême jusqu’au bout. Du pur Death suédois qui tabasse. Peu, voire pas de temps mort mais Ô surprise, un seul titre qui fasse vraiment « Bloodbath ». Je veux dire par là avec le mid tempo réglementaire qui a fait le succès/la légende du groupe. Il s’agit de Bloodicide, premier extrait de l’album sur lequel on retrouve Karl Willetts, Jeff Walker et John Walker comme invités. Là vous vous demandez sans doute à quoi ressemble le reste si ce n’est pas du Bloodbath classique? C’est toujours du Bloodbath mais qui évolue un petit peu, comme si le groupe décidait de se moderniser un peu sans pour autant renier son concept original. Autre point qui mérite qu’on se penche dessus: Joakim Karlsson. Le guitariste de Craft est le nouveau soliste du groupe en remplacement de Sodomizer parti jouer de la basse chez Ghost. Même si l’apport du garçon ne se limite qu’à quelques riffs sur 3 morceaux, on reconnaît de suite sa patte et ses idées sont un vrai plus. J’ai déjà hâte d’entendre le prochain album pour voir si il s’imposer un peu plus. L’intro de Morbid Antichrist, plus Craft que ça tu meurs, avec le son de « mammouth » de Bloodbath c’est parfait. Dommage que l’idée ne soit pas pousser plus loin. C’est d’ailleurs un des seuls soucis de l’album, des intros qui promettent de broyer des rotules avant de partir sur autre chose (exemple en vrac: Deader ou Wayward Samaritan). L’autre souci se sont les morceaux du type Leviator, c’est lent, c’est chiant. Bref c’est mieux quand avoine. Heureusement The Arrow of Satan Is Drawn passe plus de temps à avoiner qu’à être chiant

Au final The Arrow of Satan Is Drawn n’a qu’un défaut majeur. On ne le voit pas passer. Les 45 minutes sont trop vites expédiées. Maintenant se posera la question de la vie de l’album sur la durée. Car autant j’ai adoré Grand Morbid Funeral et j’adore déjà The Arrow of Satan Is Drawn, autant j’avoue ne plus trop y revenir. Du moins pas autant que « les vieux ». Mais là, tout de suite maintenant: putain quel pied!

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